Marlboro : une cigarette électronique qui chauffe le tabac

Grande nouveauté chez Philip Morris International (PMI) et plus précisément du côté de sa marque Marlboro : la nouvelle e-cigarette baptisée iQos. Quoi qu’on ne puisse pas vraiment parler d’e-cigarette et encore moins de cigarette traditionnelle puisque ce nouveau produit se situe à mi-chemin entre les deux.

Mieux connaître ce produit

IQos est un appareil qui chauffe le tabac sans qu’il y ait combustion. Il s’agit donc bien d’une version électronique, mais qui n’utilise toutefois pas d’e-liquide. A la place, ses recharges prennent la forme de tabac en bâtonnets qui va être chauffé à 300 degrés au lieu des 900 degrés et plus proposés par la combustion d’une cigarette classique.

Il s’agit donc d’une nouvelle famille d’e-cig qui, à l’approche de son lancement sur le marché, éveille la polémique.

Une fausse sortie à la dépendance

IQos : la nouvelle ecig de Marlboro pose polémique

Pour certains professionnels de la santé, cette e-cigarette chauffé ne doit pas être considéré comme l’ecig telle qu’on la connaît depuis toujours. Certes, iQos ne nécessite aucune combustion (ce qui est déjà bien), mais elle ne propose pas non plus, une réelle sortie du tabagisme. Et pour cause : le fait que le tabac soit chauffé à une température plus basse ne signifie pas qu’il n’y aura pas de dépendance. Certes, les effets seront moindres puisque c’est la combustion qui est nocive, mais de là à dire que c’est une alternative au tabac, c’est un peu exagéré. Ce dispositif reste un produit addictif à part entière et en l’utilisant, les fumeurs réduisent les effets nocifs du tabac, mais restent tout de même dépendants.

Les professionnels mettent donc en garde, car il ne faut pas l’assimiler à la cigarette électronique qui utilise des e-liquides et que l’on utilise pour le sevrage tabagique.

Philip Morris se défend

Face à ces accusations, Philip Morris a jugé bon de donner quelques explications et à juste titre puisqu’il a tout de même injecté un capital de trois milliards de dollars pour développer ce produit. Le projet date d’ailleurs de 2008 donc c’est le fruit d’un dur labeur que les professionnels sont entrain de critiquer.

Il tient alors à souligner qu’en chauffant le tabac à 300 degrés, la toxicité des produits inhalée est réduite de 95 %.

Il souligne aussi le fait qu’en développant ce produit, il a mené des études cliniques approfondies et des analyses basées sur la réduction des risques. D’ailleurs, avant le lancement de l’iQos, PMI a envoyé un dossier scientifique bien étoffé aux autorités sanitaires afin que ces dernières puissent prendre connaissance des recherches qu’il a menées. D’autres études indépendantes devraient toutefois être planifiées pour chasser les doutes puisque jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’une alternative à risque réduit et non d’une aide au sevrage tabagique au même titre que les substituts nicotiniques et la cigarette électronique.

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