L’e-cigarette doit être traitée de la même manière que la cigarette traditionnelle

Marisol Tourraine clame haut et fort que la cigarette électronique est un « danger pour les jeunes », « une renormalisation de l’acte de fumer » et « une porte d’entrée dans le tabac ». Des avis que partagent grandement Mark Drakeford, ministre de la santé et des services sociaux au pays de Galles. D’après ces deux hauts-dirigeants, il convient donc d’établir une loi plus stricte pour encadrer la cigarette électronique et cela, sans tenir compte des preuves tangibles qui affichent que l’e-cigarette est aussi un outil efficace pour arrêter de fumer.

En effet, les cigarettes électroniques ont été reconnues pour être des produits de substitution efficaces au tabac et ce, au même titre que les gommes, les pastilles, les patchs de nicotine et les sprays. Pourtant, l’Angleterre reste ferme et il est même allé jusqu’à l’interdire aux jeunes de moins de 18 ans. Selon les responsables, l’e-cigarette représente une passerelle menant au tabac étant donné qu’elle contient de la nicotine, source de dépendance. En ce sens, ils rejoignent l’avis de Marisol Tourraine qui voit dans ce dispositif une porte d’entrée au tabagisme.

Mais doit-on pour autant le proscrire alors que pour la majorité des fumeurs, elle est plus une porte de sortie que d’entrée ? On s’étonne effectivement de l’argument qu’utilisent les haut-dirigeants et qui cible surtout les jeunes alors que ce sont les « vieux » fumeurs qui ont le plus de mal à arrêter de fumer. Pour ces derniers, la cigarette électronique est une échappatoire et grâce à elle, l’OFDT a remarqué un recul du tabagisme en France. L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies a effectivement mené une enquête auprès des fumeurs et la grande majorité y ont vu leur avantage. La preuve : 40 % des fumeurs se sont mis à l’e-cigarette après un seul essai.

 

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