Arrêter de fumer la cigarette > arret tabac > L’acupuncture pour arrêter de fumer

L’acupuncture pour arrêter de fumer

(Mis à jour le: 12 mars 2020)

De nos jours, de nombreuses méthodes ont été mises au point pour le sevrage du tabac. Déjà connue en tant que thérapie complémentaire au traitement de plusieurs types de troubles, l’acupuncture fait désormais partie des aides préconisées pour arrêter de fumer.

Comment fonctionne l’acupuncture ?

L’acupuncture
Comment fonctionne l’acupuncture ?

L’acupuncture fait partie des cinq pratiques traditionnelles en médecine chinoise. Cette thérapie consiste à implanter de fines aiguilles sur des zones précises du corps, considérées comme « énergétiques ». Ainsi, une telle thérapie utilisée pour le sevrage du tabac consiste à piquer deux points latéraux au niveau du nez, correspondant aux points n°10 en rhinofaciopuncture ainsi qu’à la stimulation de la vésicule biliaire.

En guise de traitement complet pour un individu, l’acupuncture a pour principal but de restaurer l’équilibre à divers  points de vue,notamment sur le plan émotionnel, physique et spirituel, d’où son intérêt dans la lutte contre le manque de nicotine.

Comment se déroule une séance ?

Le praticien commence la séance en introduisant une aiguille dans chaque cavité nasale. Au début, le patient peut ressentir une sensation  déplaisante mais sans douleur, assimilable à ce qu’on perçoit lorsqu’on se fait piquer par un moustique. Les aiguilles sont maintenues dans leur position pendant une quinzaine de minutes.

Par la suite, elles sont enfoncées afin de stimuler le point, puis le praticien procède à une stimulation manuelle par le biais de ces aiguilles avant de les enlever. D’un premier abord, la technique paraît simple pour un non professionnel en acupuncture, alors qu’elle requiert une formation et un minimum d’entraînement.

Acupuncture pour arreter de fumer
Comment se déroule une séance d’acupuncture ?

Quels effets ?

Dans 8 cas sur 10, la méthode dite « Chiapi » permet de faire disparaître l’envie de fumer dès la première séance et dans 9 cas sur dix à la 2ème séance ou à la 3ème séance.  Cette méthode peut être assimilée au fait d’appuyer sur un bouton qui coupe tout ce qui provoque la dépendance à la nicotine. Une fois l’envie disparue,  il n’y a plus de symptômes dus au manque physique qui sont parfois très difficiles à gérer et qui provoquent généralement les rechutes.

Cette pratique est en fait une pure méthode de désintoxication et l’ex-fumeur ne ressent aucun des symptômes liés au besoin de tabac, tels que l’envie de grignoter, le stress, l’énervement, ou encore l’envie d’autres substances toxiques et à effets néfastes sur la santé. Elle est également une des méthodes qui permettent d’éviter la prise de poids.

Dans la méthode Chiapi, c’est le manque qui est éliminé et non l’envie, le premier étant dû au besoin de nicotine faisant apparaître certains symptômes comme l’irritabilité ou l’impatience. Quant à l’envie, elle est associée à l’habitude de consommer une cigarette, assimilable à un caprice.

Ainsi, en éliminant le manque, cette pratique évite au patient de manifester toute perturbation ou obsession, ce qui facilitera la lutte contre toute tentation ou habitude de fumer.

L’acupuncture, une méthode non validée scientifiquement

Même si beaucoup de fumeurs ont réussi à sortir du cercle vicieux du tabac et des produits nicotiniques et même si certains médecins vous recommandent de faire ces séances, son efficacité dans le cadre du sevrage tabagique n’a pas encore reçu une validation scientifique, ce qui n’est pas le cas des thérapies cognitives et comportementales.

La communauté scientifique de la Cochrane Collaboration s’est penchée sur le sujet et est arrivé à plusieurs conclusions. Ces chercheurs soulignent qu’on peut très bien arrêter de fumer grâce à l’acupuncture, mais le risque de rechute est plus important au bout de six mois après le début du traitement. Dans ce cas, on peut reprogrammer de nouvelles séances, donc on ne peut pas parler d’arrêt définitif du tabac avec l’acupuncture.

Méthode Chiapi : avantages et inconvénients

La méthode n’a aucune contre-indication et convient à n’importe quel fumeur qui a eu un déclic et qui a pris la décision d’arrêter la cigarette, indépendamment de sa consommation quotidienne de tabac. Par ailleurs, elle ne nécessite aucune prise de médicament et constitue un traitement sûr du moment qu’elle est pratiquée par un professionnel dans le domaine. La méthode chiapi est également très prisée du fait de son caractère « naturel » en tant qu’alternative dans les moyens de lutte contre le tabac.

Néanmoins, il existe certains inconvénients, dont l’absence de preuve tangible de l’efficacité de cette pratique, la douleur que l’individu peut ressentir et le prix. En outre, elle ne peut pas se faire par prescription médicale.

L’acupuncture, une solution miracle pour arrêter de fumer ?

L’acupuncture, une solution miracle pour arrêter de fumer ?
Tout savoir sur le sevrage basé sur l’acupuncture

Même si son efficacité peut vous convaincre à voir un professionnel, sachez que sa réussite du sevrage basé sur l’acupuncture dépend en grande partie de votre motivation. Avant la première séance même, il est important que le fumeur soit bien décidé à arrêter la cigarette et il doit avoir une bonne dose de volonté.

Il est à rappeler que pendant la séance, on stimule les points pour supprimer le manque et non pour effacer la dépendance. Le professionnel qui vous accompagne peut aussi proposer une séance de prise de conscience focalisée sur ce que vous allez gagner en arrêtant le tabac.

Lire aussi :

Bien choisir son acupuncteur

La réussite de ce sevrage dépendra également du professionnel qui vous accompagnera. Une fois que vous êtes décidé d’arrêter de fumer, il faudra consulter votre médecin traitant. Ce dernier vous orientera vers des professionnels de l’acupuncture. Vous pouvez également chercher l’acupuncteur, vous-même, mais vous devez rester vigilant.

L’acupuncture est une pratique traditionnelle en médecine chinoise, mais elle est strictement réglementée. Un acupuncteur professionnel doit avoir à la base un doctorat en médecine et en complément des attestations sur des formations privées axées sur l’acupuncture. Vous devez donc bien vérifier que l’acupuncteur qui vous reçoit est un praticien agréé et pour ce faire, vous pouvez très bien lui demander son numéro d’agrégation dans l’annuaire.

Si l’acupuncteur qui vous reçoit est un peu réticent par rapport à vos questions sur les études et les formations qu’il a suivi, tournez-vous vers quelqu’un d’autre. Ainsi, l’acupuncture est une méthode intéressante mais il n’est pas toujours évident d’opter pour ce choix.

 

Auteur de l’article : Jacques Dupont

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *