La cigarette électronique pour arrêter de fumer

La cigarette électronique au centre des débats à Bruxelles

Aujourd’hui, une personne qui veut arrêter de fumer dispose de plusieurs aides. Parmi les dernières innovations figurent les cigarettes électroniques, spécialement adaptées à ceux qui ont du mal à se défaire de l’habitude de tenir une cigarette. A l’heure actuelle, plus de 50% des fumeurs se sont initiés à l’e-cigarette et les professionnels de la santé sont de plus en plus sollicités pour répondre aux interrogations de ceux qui veulent arrêter le tabac par le vapotage. Cependant, les gens qui choisissent cette solution doivent respecter certaines règles. Comment arrêter la cigarette classique grâce à la cigarette électronique ? Zoom sur quelques conseils pour vous guider dans l’utilisation de ce nouveau produit…

 

Quel type de cigarette électronique choisir ?

Il existe de nombreuses marques et variétés de cigarettes électroniques sur le marché. En premier lieu, il est important d’opter pour un produit respectant les normes et réglementations y afférentes. En effet, l’utilisation de produits constitutifs (arôme, nicotine, mélanges…) de mauvaise qualité représente un danger pour la santé. Par la suite, il faut tester les produits et opter pour celui qui plaît dès la première fois qu’on l’utilise, autrement le produit risque d’être délaissé ou même inutilisé. Les e-cigarettes varient selon la taille, la puissance et la capacité. On peut les classer en diverses catégories : manuelles, automatiques, rechargeables ou jetables.

 

Les règles à respecter

Aujourd’hui, très peu de vapoteurs utilisent exclusivement la cigarette électronique.   Pour la majorité, à savoir 90% des personnes qui vapotent au quotidien, la cigarette électronique reste couplée avec la cigarette traditionnelle. Pourtant, utiliser à la fois la cigarette classique et l’e-cigarette génère un sentiment d’insatisfaction chez le fumeur, ce qui risque d’entraîner la rechute dans le tabagisme. Cela reste valable même si l’utilisateur ne consomme que deux ou trois cigarettes classiques par jour, car cette situation fait entretenir une certaine dépendance et un niveau de toxicité non négligeable.  Ainsi, préalablement à l’utilisation de la cigarette électronique, il est primordial d’arrêter le tabac pour de bon. Par ailleurs, lorsqu’on ressent un manque, il peut s’avérer nécessaire d’accroître la dose de nicotine contenue dans la cigarette électronique. Les e-liquides sont faciles à doser car le vapoteur peut utiliser des cigarettes électroniques différentes par la dose de nicotine qu’elles contiennent. Certains vapoteurs choisissent de combiner l’utilisation de l’e-cigarette avec d’autres types d’aides au sevrage du tabac (patch, gomme, thérapies…), ce qui est même vivement conseillé afin d’augmenter les chances de réussite du processus de sevrage.

Néanmoins, il faut savoir maîtriser la sensation de manque et baisser la dose de nicotine de façon progressive. Les professionnels de la santé recommandent d’ailleurs cette mesure même pour les méthodes classiques. En effet, une rupture brusque avec la nicotine génère de forts risques de rechute. Les tabacologues déclarent souvent que les gens ont tendance à arrêter le traitement dès qu’ils sentent que tout va bien. Pourtant, le principe est similaire à un traitement par antibiotique : on ne rompt pas le traitement même si les symptômes de la maladie disparaissent.

Nécessité d’un suivi médical

Le sevrage par l’utilisation d’une cigarette électronique nécessite le suivi d’un médecin ou un tabacologue. Lors de votre consultation, vous ferez le point avec lui et on évaluera le degré de votre dépendance à la nicotine afin de mettre en œuvre la solution la mieux adaptée.

Ainsi, la cigarette électronique est une nouvelle option applicable à l’arrêt du tabac. Toutefois, les professionnels déconseillent la cigarette électronique comme première alternative de sevrage. Les  experts estiment que les substituts nicotiniques, l’entretien motivationnel ou les thérapies cognitives restent les premières solutions adéquates, mais ils doivent s’adapter à leurs patients lorsque ces derniers évoquent l’e-cigarette.

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