Tabac : les différentes méthodes existantes pour arrêter de fumer

Tabac : les différentes méthodes existantes pour arrêter de fumer
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(Dernière mise à jour : 13 juin 2018)

Interdite dans les lieux publics, faisant l’office d’une augmentation répétitive de prix, vendue dans des paquets neutres avec des images choquantes, vente de substituts nicotiniques, … nombreuses sont les mesures anti-tabac prises, mais jusqu’à aujourd’hui, aucune d’elles ne s’est avérée vraiment efficace. Certes, beaucoup de fumeurs ont réussi à décrocher totalement suite à ces mesures, mais ils sont encore nombreux à avoir échoué dans leur processus de sevrage tabagique. Pour les aider, voici quelques méthodes à essayer ou à associer entre elles pour avoir plus de chances de réussite.

cigarette electronique

Méthode n°1 : les substituts nicotiniques

Ils peuvent se présenter sous forme de patchs ou de timbres à appliquer sur la peau, de chewing-gums à mâcher, de comprimés à avaler ou à croquer, d’inhaleur, … Leur usage est surtout conseillé aux grands dépendants à la cigarette c’est-à-dire ceux qui ne peuvent résister à l’envie de fumer dès le saut du lit.

L’objectif de ces produits est de combler le besoin en nicotine de sorte à atténuer les sensations de manque au niveau physique. Contrairement à la clope, avec laquelle le pic de nicotine est rapidement atteint, l’apport des substituts se fait plus lentement ce qui évite la dépendance tout en réduisant le taux de nicotine ingéré. Au fil du traitement, dont la durée moyenne va de trois à six mois, le besoin diminue peu à peu jusqu’à disparaître totalement.

Parmi toutes les méthodes d’aide au sevrage, le substitut nicotinique est le seul à être reconnu efficace par les médecins. Toutefois, même s’ils ont apporté de bons résultats sur de nombreux fumeurs, ils n’influent que sur la dépendance physique. Pour ce qui est de la dépendance comportementale ou psychique, il faudra se faire accompagner ou avoir une volonté de fer.

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Méthode n°2 : les médicaments

Cela consiste à soigner sa dépendance tabagique par des médicaments psychotropes dont le but est de prolonger les effets de la dopamine. Produite naturellement par notre organisme, cette substance atténue la sensation de manque engendrée par le sevrage. Une ordonnance est obligatoire pour s’en procurer donc il faut, préalablement consulter un médecin. Parmi les solutions médicamenteuses souvent proposées, on peut citer le Bupropion LP, le Zyban, la Varénicline ou le Champix.

Un traitement peut durer entre deux à sept semaines, en fonction du niveau de dépendance du fumeur. Ce qui est sûr, c’est que les médicaments s’avèrent surtout efficaces sur les gros fumeurs dont la consommation quotidienne tourne autour des 15 tiges.

L’avantage avec certains de ces médicaments c’est que même lorsqu’on craque alors qu’on est sous traitement, on ne retrouve pas le plaisir de fumer. C’est notamment l’effet que donne le Champix.

Tout comme les substituts, les médicaments ne traitent que la dépendance physique. Ils peuvent, en outre, entraîner des effets secondaires comme les migraines, les insomnies, …

Méthode n°3 : les thérapies cognitives et comportementales ou TCC

Cette méthode de cure anti tabac est conseillée à ceux qui souffrent d’une dépendance psychologique à la cigarette. Elle consiste à déterminer et comprendre les automatismes et les motivations qui poussent une personne à fumer afin de défaire ces habitudes.

Certaines personnes se mettent par exemple à fumer lorsqu’elles doivent se concentrer ou durant une période de grand stress. Les professionnels les aideront à remplacer ces mauvaises habitudes par de nouvelles, mais plus saines. Ils peuvent par exemple les inciter à boire du thé, à se brosser les dents, à courir ou marcher, … lorsque l’envie d’en griller une refait surface.

La durée de ce traitement varie d’un fumeur à l’autre, mais en général cinq à quinze séances sont nécessaires. Quand les consultations sont faites dans un centre anti tabac, elles sont souvent remboursées. Pour des résultats plus rapides, durables et optimaux, la TCC peut être associée à d’autres mesures pour le traitement de la dépendance physique.

anti tabac

Méthode n°4 : l’hypnose

L’hypnose est la solution souvent choisie par les adeptes de médecines parallèles. C’est une méthode assez soft et qui ne nécessite pas vraiment d’efforts pour arrêter de fumer.

Dans la pratique, le médecin va plonger son patient fumeur dans un état hypnotique pour ensuite convaincre son inconscient d’arrêter de fumer ou de lui en ôter l’envie.

L’hypnose en tant qu’outil d’aide au sevrage tabagique a fonctionné sur de nombreuses personnes et en plus, une seule séance est parfois suffisante, mais cela dépend des cas.

Le petit bémol c’est que cela ne marche pas systématiquement sur tout le monde, mais vaut néanmoins la peine d’être essayée quand les autres méthodes n’ont pas eu de résultats concluants.

Méthode n°5 : la cigarette électronique

La cigarette électronique est un dispositif assez récent, mais elle a déjà aidé de nombreux fumeurs à décrocher de la clope traditionnelle.

Son efficacité repose sur le fait qu’elle permet de reproduire exactement les mêmes gestes qu’avec la cigarette. Le dispositif produit même de la vapeur, pour remplacer la fumée de la clope.

Le but est de faire retrouver les gestuels et même la saveur de la cigarette dans cette version électronique, mais avec les dangers en moins.

Pour fonctionner, l’e-cigarette utilise un e-liquide qui sera réchauffé pour produire de la vapeur. Le liquide, souvent aromatisé, peut contenir ou non de la nicotine. Certains ont le goût du tabac pour faciliter la transition vers l’ecig tandis que d’autres n’ont rien à voir avec le tabac et la nicotine. En effet, en termes d’e-liquide, il y en a pour tous les goûts et toutes les envies allant des saveurs les plus gourmandes aux saveurs exotiques sans oublier les saveurs originales.

Par ailleurs, même si certains liquides contiennent de la nicotine, il n’y a aucun risque de dépendance vu qu’il n’y a pas de combustion. De même, il n’y a pas de goudron ce qui rend le dispositif plus sain.

Pour avoir de bons résultats, la cigarette électronique est à utiliser occasionnellement, quand l’envie de fumer remonte en surface. Sur le moyen ou le long terme, il permettra d’oublier totalement la cigarette traditionnelle et donc de réussir son sevrage tabagique.

 

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