2000 contributions pour la vente au détail de cigarettes

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Le SOA (Shop Owners Association) qui regroupe de 4000 boutiquiers élève la voix contre l’abus de contraventions reçues par ses membres. Cette année, près de 2000 contraventions ont été distribuées par la police pour diverses raisons, notamment la vente au détail des cigarettes qui est interdite, ou encore la vente de produits dont la date de péremption est dépassée.

Santos Ramnauth, le président de l’association, défend ses membres en avançant divers arguments. Notamment que les boutiquiers font actuellement face à la rude concurrence des supermarchés et hypermarchés et doivent compter sur des petites astuces pour garder pieds. Certains d’eux ont même déjà fermé boutique. Plusieurs articles ne sont pas livrés dans les boutiques alors qu’ils sont disponibles dans les grandes surfaces, sans parler des prix qui s’envolent dans les supermarchés, tuant ainsi le business des boutiquiers.

La vente au détail : un grand service public selon le SOA

Le SOA souligne que les petites boutiques rendent service au peuple en raison de leur proximité et de leurs services au détail et au crédit et que ce fait ne doit pas être négligé par l’État. La vente des cigarettes au détail par exemple, constitue un des principaux bénéfices de ces kiosques et leur interdiction affaiblit davantage les commerçants. Grâce à cette vente au détail, les commerçants touchent Rs 50 de plus sur un paquet de cigarettes vendu. Santaos Ramnauth craint rien de moins que la mort des boutiquiers si cette situation continue, sachant que la plupart de ces derniers sont déjà dans des situations très précaires actuellement. Le SOA en appelle donc à la prise de conscience des autorités à leur sujet. Impossible pour eux de faire concurrence aux grandes surfaces sans l’appui de l’État.

L’association devrait passer devant le comité compétent ce janvier 2014 pour défendre leur cas.

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